Et si on se regroupait ?

La Transition n’a des chances d’aboutir que si c’est un acte collectif.

Le mouvement des Villes en Transition

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire des efforts par rapport à notre consommation de nourriture, nos achats et l’utilisation d’énergie renouvelable. Mais cela est-il suffisant pour nous permettre de changer notre société ?

Malheureusement non, les changements nécessaires dépassent le cadre individuel et nous demande de trouver ensemble de nouvelles façon de vivre et consommer.

C’est la raison pour laquelle Rob Hopkins a co-fondé le mouvement des Villes en Transition au niveau mondial en 2006 avec le Transition Network. Le but n’est pas seulement de lancer une AMAP ou un Repair Café mais de donner une vision transversale à l’ensemble de la population en regroupant dans une initiative citoyenne locale de Transition des prototype d’actions orientées vers l’extérieur allant dans le bon sens (AMAP, atelier vélo, Repair Café, …etc.) et des actions orientées vers l’intérieur (méditation, communication non violente etc.) pour dessiner une nouvelle vision de notre consommation, nos échanges, notre économie, notre gouvernance.

Cette activité locale n’est toutefois pas suffisante si elle ne prend pas en compte l’ensemble des acteurs associatifs qui contribuent à changer le monde.

C’est la raison pour laquelle Transition France est l’une des 30 associations ou collectifs présents dans le « Collectif pour la Transition Citoyenne » (CTC).

Le comité de pilotage du CTC

Je souhaite partager avec vous le plaisir que j’ai eu à sentir vibrer l’ énergie et l’intelligence collective lorsque j’ai participé au Comité de Pilotage du CTC du jeudi 10 octobre 2021.

Pour me rendre à cette réunion, hébergée au Fab-Lab du 15ème arrondissement de Paris depuis Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, où je réside, j’ai pris mon vélo à assistance électrique. Sur cette distance et en ville c’est un peu fatiguant mais il est toujours aussi intéressant de voir les rues parisiennes au lieu de s’enfermer dans le RER et le Métro. La réunion se tenait dans un espace agréable et ingénieux où j’ai pu retrouver les représentants de 14 des 30 associations et 6 salariés de l’association, tous aussi jeunes et qualifiés les uns que les autres.

Nous avons, à l’aide d’un forum ouvert et d’un world café, animés par 2 facilitateurs extérieurs et compétents, traité le sujet : que souhaitons nous initier, faire, réussir et que doit-il se passer au niveau du CTC en 2022.

Le groupe auquel j’ai participé, a choisi de réfléchir à la gouvernance interne du CTC, à savoir les relations entre la coordination et les salariés. Les autres groupes ont donné un compte rendu de leurs réflexions.

Nous avons aussi fêté le retour dans le CTC du mouvement Colibris et le lancement du projet « Territoire d’expérimentation » assez proche du projet déjà lancé en 2019, entre autre par Ville en Transition, avec l’ADEME : le Boost Eco-citoyen.

Enfin nous avons fait un tour rapide des autres grands travaux du CTC : la Fête des possibles, le Pacte pour la Transition, et L’écoosystème ( licoornes.com) avec Enercoop, Railcoop, Mobicoop,…

Conclusion personnelle : même s’il est utile d’agir individuellement, je ne peux qu’encourager les citoyens à se rassembler dans nos initiatives locales de Villes en Transition et au delà avec d’autres groupes pour créer ensemble la société que nous désirons.

Publié par jeanpaulgrange

Engineer Manager spending most of his free time on Transition Network movement activities.